POSTproductions.TVJOHN MARTYN - "NO LITTLE BOY" / MESA * RINO - IMPORTATION *

MAG 6
du COULOIR MUSICAL
de Jean Renoir jr


JOHN MARTYN - "NO LITTLE BOY" :
RETOUR SÉRIEUX DE L'ENFANT TERRIBLE.

JOHN MARTYN - "NO LITTLE BOY" / MESA * RINO - IMPORTATION *


C'est avec un peu de mélancolie que l'on reçoit cette éminence grise de la musique hors de tous courants traditionnels. Le son Martyn, c'est comme un remarquable cognac "XO". Le timbre de John Martyn est toujours aussi chaleureux et toujours amplifié d'écho; il se fait accompagner de Phil Collins sur trois des treize merveilles de ce nouveau D.C. en importation pour l'instant. Cette production est un peu comme l'a été la révélation suite à la collaboration de Steve Winwood à "Small Hours, Dealers" du microsillon charnière de John Martyn réalisé en 1977.

Cet Écossais près de la cinquantaine n'est nullement influencé par la vague pop-rock actuelle, sauf que le son d'aujourd'hui se rapproche de ce qu'il faisait jadis alors qu'il était en avance sur son époque.

Cette nouvelle production, très définie, nous fait réaliser au fur et à mesure de l'écoute, que le temps passe également très vite pour ces mégastars. On comprend presque tout le texte que nous défile Martyn. Délicieux mélange de jazz, folk, blues et soft pop nous harcèle du début à la fin. Martyn semble confortable à présenter la reprise de ses compositions popularisées par de grands noms de l'époque telle "Head and Heart" du groupe "America", 1972; oui, 21 ans déjà.

En fait la reprise de ses créations des années 70 semble avoir été la source d'inspiration première; la pochette en fait foi. Mais il y a beaucoup plus que le sens financier à cette fragile aventure, on le sent bien. Ce concept n'est pas nouveau bien sûr mais ce qui l'est dans le cas présent, c'est la fine ligne de conduite, très étroite au sens propre du mot : Martyn est Martyn, sans aucun compromis. N'est-ce pas ça une différence notable ?

Une douce sensation nostalgique nous pénètre lors de l'écoute de "One World" qui n'est pas sans rappeler le John Martyn des années 70... au fait, en 1973, où étiez-vous ? Quel était votre centre d'intérêt ? Que représentait l'avenir ? Ce nouveau D.C. nous révèle abruptement que John Martyn aurait toujours su où il allait. En 1977, Martyn confiait au monde entier l'album le plus achevé de sa carrière "One World", une reprise hyper élaborée d'une démarche entreprise dès le curieux album "Live At Leeds". Il récidive.

Un message semble transpirer de ce D.C. significatif pour le retour de l'enfant prodige : Une seule vie !

JOHN MARTYN - "NO LITTLE BOY" / MESA * RINO - IMPORTATION *

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