POSTproductions.TVJOHNNY GRIFFIN - "CHICAGO, NEW YORK, PARIS"- VERVE IMPORTATION * POLYGRAM *

MAG 6
du COULOIR MUSICAL
de Jean Renoir jr


JOHNNY GRIFFIN -"CHICAGO, NEW YORK, PARIS" :
Le côté SOFT-WEST de Griffin
Un amour dans chaque ville. Une âme pour chacune des plages.
JOHNNY GRIFFIN - "CHICAGO, NEW YORK, PARIS"- VERVE • IMPORTATION * POLYGRAM *


Un tour de force que de réunir autant de talent sur le même album. En fait, on dira de cet production qu’elle fut, sans l’ombre d’un doute, un cadeau souvenir à Johnny Griffin pour ses cinquante années de vie commune avec sa plus grande passion, le jazz. Il y a bien eu des moments durs, quel artiste n’en a pas, mais il faut quand même se l’avouer, 50 ans de vie dans ce milieu tant adulé et tout autant déchiré, faut le faire.

Sept nom se greffe à Johnny afin de créer l’événement. Il s’agit du jeune trompettiste Roy Hargrove, de l’improvisateur pianiste par excellence Kenny Barron, du contrebassiste caméléon Christian McBride, du polyvalent batteur Victor Lewis parrainant les Peter Martin au piano, Rodney Whitaker à la contrebasse et Gregory Hutchinson à la batterie.

En guise de preuve du tout premier spectacle de Johnny Griffin, on a droit à deux photos historiques de Johnny à 17 ans avec Milton Sneed, Leroy Jackson au Pershing Ballroom du côté chaud de Chicago en début de 1945 puis avec Arnett Cobb, Lionel Hampton, et Herbie Fields au théâtre Strand sur Broadway à New York en décembre 1945. Dès lors, Johnny n’a pas cessé de côtoyer les grands jazzman qui marquerons l’histoire tel les Art Blakey, Thelonious Monk, Eddie Davis. Son inspiration et son intensité en font l’un des saxophoniste ténor les plus représentatifs de sa génération, celle du Hard Bop.

Johnny Griffin a cette particularité de donner un son pour chaque ville dont il est l’invité. L’exécution de son répertoire est toujours à la hauteur des attentes de l’auditoire et sera supérieur si l’ambiance lui plaît. Depuis le fameux album double studio « Big Soul » (1961), devenu objet de collection et « Live In Tokyo » (1976), également très difficile à se procurer, il y a un monde de différence et pourtant, cette nouvelle production de neuf pièces nous rappelle la direction entreprise par Johnny, fils d’une chanteuse et d’un cornettiste. Il était alors question de sentiments extériorisés à même ses compositions. L’interprétation de ses propres écrits, dont cinq sur cet album, est irremplaçable. C’est du Griffin pur « Solid Gold », il faut être au «Rendez-vous».

La ligne directrice du concept « Chicago, New York, Paris » ne tiens qu’à un seul fil dénommé Griffin, bien sûr. Dans l’ensemble, on sera charmé dès la première écoute par toute la romance qui se dégage des plages pour Paris, entr’autre « My Romance », étant la pièces maîtresse du compact, le standard « To Love » sans oublier le grand classique de Michel Legrand « You Must Believe In Spring » sobrement présenté. On découvre toute la candeur du blues de Chicago surtout avec « The JAMFS Are Coming » et toute la douce énergie du Be-bop de New York avec «
Do It », en saillit.

Une autre belle particularité pour collectionneur. Tentez d’obtenir une copie dont l’inscription arrière du compact est erronée. Voir la plage 2 «Do It» subtilisé par la 4 «Hush-A-Buy» apparaissant en double. Une petite erreur graphissimo qui vaut son pesant d’or, tout comme l’album. Pour un cinquantième, « Let’s Do It ».

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